Transposer consiste à déplacer un morceau vers une autre tonalité, en conservant les intervalles entre les notes. Le besoin apparaît le plus souvent quand une mélodie est trop haute ou trop basse pour la voix du chanteur.
À la guitare, le capodastre règle le problème sans réapprendre les accords. Placé sur une case, il raccourcit toutes les cordes et monte l'ensemble d'un demi-ton par case. En jouant les mêmes positions capodastre en case deux, on sonne un ton plus haut. Pour descendre, il n'existe pas d'équivalent mécanique : il faut soit transposer les accords, soit désaccorder l'instrument.
Les instruments transpositeurs
Certains instruments à vent ne jouent pas la note écrite. Une trompette en si bémol qui lit un do produit en réalité un si bémol, soit un ton plus bas. Une clarinette en si bémol suit la même règle, un saxophone alto en mi bémol sonne une sixte majeure plus bas, un saxophone ténor une neuvième majeure plus bas. Le cor en fa, lui, sonne une quinte sous la note écrite.
Cette particularité, héritée de la facture instrumentale, oblige à adapter les parties. Pour écrire une ligne de saxophone alto qui sonnera en do majeur avec un piano, il faut la noter en la majeur, donc ajouter trois dièses à l'armure.
La méthode manuelle reste simple. On détermine l'intervalle entre la tonalité de départ et celle d'arrivée, on décale chaque note de cet intervalle, puis on corrige l'armure. Les altérations accidentelles suivent le même déplacement, en veillant à ne pas confondre un do dièse et un ré bémol selon la tonalité visée.
Un dernier conseil pratique : notez la tonalité choisie sur la partition dès l'essai concluant. Rien n'est plus frustrant que de retrouver un arrangement plusieurs mois après sans savoir dans quel ton il avait été répété, surtout sur une partition de piano où le capodastre n'existe pas.









